La Cour des comptes lève les derniers obstacles au financement du Centre national de la musique

Ecrit par jean-renaud le . Communiqués, News

cnm COMMUNIQUÉ DE PRESSE -­? 5 Octobre 2012



C’est avec la plus grande satisfaction que nos organisations ont pris connaissance du rapport de la Cour des comptes sur la gestion et le financement du Centre national du cinéma, commandé par la Commission des finances du Sénat et rendu public le 3 octobre. Celui-­?ci porte une appréciation sans appel sur l’iniquité de la perception de la TST (taxe sur les services de télévision) qui bénéficie exclusivement à l’industrie cinématographique. La Cour des comptes pointe ainsi que « l’affectation au CNC de l’intégralité du produit de la taxation des opérateurs de communications électroniques revient à conférer au Centre une prérogative discutable, dès lors qu’en l’espèce il ne saurait se prévaloir d’être à lui seul concerné par la diffusion sur Internet de contenus faisant l’objet d’un soutien public. « Elle souligne même que « les réflexions en cours témoignent d’ailleurs que le principe de (l’)affectation exclusive (de cette ressource) au CNC n’a pas valeur de dogme intangible et que l’idée d’étendre, à tout le moins, le bénéfice de son produit au soutien d’autres activités culturelles ne paraît pas inconsidérée sur le plan économique. »

En quelques lignes, ce que nous répétons depuis des semaines est confirmé par une institution dont on ne saurait contester la rigueur, l’indépendance et l’objectivité. Peut on alors décemment accepter, désormais en toute connaissance de cause, que des centaines de millions d’euros dorment (et travaillent) sur les comptes du CNC, alors que des milliers d’entreprises et d’emplois sont menacés et en train de disparaitre au sein du secteur des musiques actuelles ?

L’argument principal de la Ministre de la Culture -­? et par sa voix, du nouveau gouvernement -­?, à savoir l’incapacité budgétaire de l’Etat à financer la création du Centre national de la musique, que les professionnels appellent pourtant massivement de leur vœux, s’écroule ainsi définitivement, ramenant ce dossier sur le terrain politique et renvoyant la nouvelle majorité de gauche à sa volonté réelle de réformer et réguler de façon collective un écosystème miné par 15 ans de crise.

La Ministre avait en effet déclaré vouloir procéder, dans l’ordre, par régler la question de la sécurisation des financements, puis travailler sur des modalités de redistribution qui privilégient l’intérêt général et la diversité, avant d’engager la réflexion sur l’organe de gestion lui-­?même et sa gouvernance. Grâce au travail de la mission de préfiguration (APCNM), à l’engagement et aux multiples contributions des professionnels de la filière (dans leur diversité) les réponses sur toutes ces questions existent et attendent désormais le feu vert du Ministère pour pouvoir donner naissance, dès 2013, à cet établissement à la fois transversal et innovant.

Il appartient désormais aux pouvoirs publics (Ministère, gouvernement, parlementaires) de se saisir de ces conclusions de la Cour des comptes afin d’introduire dans les jours qui viennent les nécessaires discussions au sein du projet de Loi de finances 2013 et mettre enfin en place des politiques publiques ambitieuses de soutien à la diversité culturelle et à l’intérêt général.

 
Contacts médias : Cédric Claquin -­?– 06 21 07 29 42 – ailissam@free.fr

*le SMA : le syndicat des musiques actuelles regroupe 200 entreprises de la filière dont les fédérations nationales Fédurok, FSJ (fédération des scènes de jazz), Fneijma (fédération des écoles d’influence jazz et musiques actuelles), CD1D et Férarock. CD1D est à la fois une fédération professionnelle de labels indépendants et un laboratoire d’outils numériques collectifs destiné à inventer de nouvelles sources de diffusion et de rémunération au service de ses 250 membres. La Felin rassemble au sein d’une confédération -­ et de ses adhérents (labels, producteurs, managers, fédérations régionales et nationales) -­ plus de 640 structures.

Et si la gauche laissait le marché continuer à (dé)réguler le secteur musical ?

Ecrit par jean-renaud le . Communiqués, News

cnm COMMUNIQUÉ DE PRESSE -­? 27 SEPTEMBRE 2012

Depuis plus d’un an, les différents acteurs du secteur musical (création, spectacle vivant, formation, musique enregistrée, distributeurs et diffuseurs) sont mobilisés autour du chantier de Centre national de la musique. Impulsé sous un gouvernement de droite, piloté par une équipe compétente (extérieure à la filière), le CNM avait reçu le soutien du candidat Hollande qui s’était engagé à en faire « un outil au service de la diversité culturelle », pointant ainsi l’ambition majeure de ce projet initié en 2011. L’enjeu d’un nouvel établissement repose en effet sur sa capacité à repenser en profondeur, après des années d’apathie, un secteur de la musique particulièrement inéquitable. En accordant une part importante aux artisans de la musique, en regroupant pour la première fois les différents maillons de la chaine musicale, en plaçant au cœur des dispositifs les logiques innovantes, l’intérêt général, l’irrigation des territoires ou le juste partage de la valeur (et en les dotant de moyens adaptés), on voyait enfin poindre à l’horizon 2013 un écosystème 2.0 potentiellement plus vertueux, capable d’inventer un avenir plus collectif et plus durable aux milliers d’artistes, producteurs, salles, festivals, écoles, labels, médias.

Sans une vraie vision politique, sans la volonté d’imposer dès 2013 une nouvelle ambition -­? à la hauteur des mutations actuelles -­? pour la création, la production, la diffusion, le marché continuera son rôle de régulateur naturel, imposant ses nouveaux modèles économiques destructeurs pour la création musicale, creusant le fossé entre créateurs et amateurs de musique, sans se voir opposer par la puissance publique des visions alternatives centrées sur le renforcement de la diversité culturelle, la structuration, l’emploi, la diffusion élargie des œuvres et leur juste rémunération.

Pour justifier l’arrêt de cette nouvelle dynamique les arguments sont malheureusement aussi nombreux qu’irrecevables :
  • fusionner 7 structures mettrait en danger la diversité (alors que les guichets et les équipes actuels seraient maintenus et renforcés par une vision transversale nouvelle et une volonté d’optimisation des fonds publics),

  • le Ministère n’aurait pas les moyens financiers (alors qu’il s’agit précisément de partager une taxe existante payée par les FAI sans aucune nouvelle contribution publique),

  • l’Europe (encore elle !) remettrait en cause un financement pérenne

  • ou encore qu’il serait injuste de priver le CNC de 90 M€ (alors que ses ressources augmentent de façon exponentielle depuis des années et se chiffrent en centaines de M€).Les détracteurs du projet martèlent qu’il est urgent de ne rien changer, qu’il convient de lancer une énième mission de concertation, d’en reparler dans quelques mois, de prendre le temps de la réflexion. Certes, on nous annonce des actes 2 (de l’exception culturelle, de la décentralisation) pour traduire la volonté de changement martelée pendant la campagne mais, cinq mois après l’arrivée d’une nouvelle équipe, les cartes ne sont toujours pas rebattues.Nous continuons de revendiquer d’urgence la création d’un établissement unique qui regroupe l’ensemble des acteurs, une gouvernance représentative de la diversité du secteur et des mesures financières nouvelles et massives nécessaires à la restructuration et à la pérennité des structures.


Sous quelle forme et à quel rythme l’Etat va-­?t’il assumer sa fonction de régulation en matière culturelle, affirmer sa volonté de changer les équilibres, redonner de la valeur à la création, l’expérience sensible, la rencontre (… en un mot, la musique), ouvrir de vrais débats sur ces questions du partage des expressions artistiques, débloquer des financements adaptés, imposer une gouvernance élargie au plus grand nombre (impliquant tous les acteurs, les collectivités et les publics), stimuler l’émergence de dynamiques alternatives, oser des réponses innovantes (gestion collective des droits sur internet, contribution créative) ?

En différant sans cesse ses réponses, en saupoudrant dans des plans d’urgence des fonds épars, en remettant en cause le très large consensus obtenu autour du CNM, on risque simplement de reconnaitre publiquement que les principes de sélection naturelle gouvernent désormais aussi le secteur musical.

*le SMA : le syndicat des musiques actuelles regroupe 200 entreprises de la filière dont les fédérations nationales Fédurok, FSJ (fédération des scènes de jazz), Fneijma (fédération des écoles d’influence jazz et musiques actuelles), CD1D et Férarock. CD1D est à la fois une fédération professionnelle de labels indépendants et un laboratoire d’outils numériques collectifs destiné à inventer de nouvelles sources de diffusion et de rémunération au service de ses 250 membres. La Felin rassemble au sein d’une confédération -­ et de ses adhérents (labels, producteurs, managers, fédérations régionales et nationales) -­ plus de 500 structures.


 
Contacts médias :

CD1D -­? Cédric Claquin -­?– 06 21 07 29 42 – ailissam@free.fr

CNM : Cd1d, la Félin et le SMA veulent être reçus par Aurélie Filippetti

Ecrit par jean-renaud le . Communiqués, News

filippetti En réaction aux propos de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, Cd1d, la Félin et le SMA déplorent dans un communiqué l’abandon du projet de Centre national de la musique et jugent les conséquences dramatiques pour les indépendants. Ils demandent à être reçus rue de Valois.

LETTRE OUVERTE


Paris, le 11 septembre 2012

Madame la Ministre de la culture et de la communication,


Vos déclarations dans le journal Le Monde daté du 11 septembre, concernant le Centre National de la Musique ont plongé nos organisations dans l’incompréhension la plus totale.

En effet, le 11 juillet dernier, lors de votre rencontre avec la filière musicale, vous repreniez publiquement l’engagement de campagne de François Hollande de mener à bien ce projet de nouvel établissement public destiné à fédérer toute la filière musicale, tout en renforçant les outils et les dispositifs au service de la diversité culturelle, en vous laissant néanmoins le temps de vous le réapproprier. Nous évoquions, dans un courrier que nous vous avons adressé le 13 juillet, toute l’importance que revêtait ce projet pour les artisans de la musique que nous représentons [1] et les raisons du soutien répété que nous apportons depuis plus d’un an au projet de CNM (participation financière directe des FAI au secteur de la musique, renforcement du montant des aides dans tous les secteurs, prise en compte des réalités et des besoins des plus petites structures, soutien à l’action collective, encouragement des logiques de partage et de mutualisation, renforcement de la diversité des réseaux et des modèles économiques, etc.).

En un an, grâce à notre implication dans la co-construction de ce projet, nos organisations ont en effet su faire reconnaître, entendre et prendre en compte de mieux en mieux la place centrale que doivent occuper dans une nouvelle politique culturelle celles et ceux qui, années après années, dans des conditions précaires, forment toute la richesse et l’engagement du tissu indépendant français. Nous n’avons eu de cesse d’améliorer cette prise en compte, comme le dénotent les observations que nous avons remises encore la semaine dernière à la mission de préfiguration du CNM. 40 ans après les premiers réseaux militants issus du Rock, les structures que nous représentons continuent à repérer, accompagner, produire et diffuser des artistes et des professionnels avec lesquels, souvent loin des grands médias, elles construisent une vision et une passion partagées de la musique et plus largement de la culture.

Labels, salles de concerts (en partie labellisées SMAC), producteurs de spectacles, centres de formations, radios, festivals, fédérations régionales… tous ont nourri lors du changement de gouvernement en mai dernier, l’espoir qu’émergent rapidement des réponses courageuses et politiques pour porter un projet davantage tourné vers les urgences et les valeurs que nous portons au sein de nos entreprises : diversité artistique, intérêt général, partage équitable de la valeur et des espaces de diffusion, irrigation des territoires.

Nous ne pouvons donc que nous sentir à la fois oubliés et trahis par vos dernières déclarations tant elles contredisent les principes et les priorités que vous déclarez défendre, alors même que le Président Hollande rappelait tout récemment son attachement à respecter ses engagements de campagne – le CNM en faisant partie. En aucun cas le crédit d’impôt (dispositif auquel les TPE n’ont même pas la capacité d’accéder tellement leur trésorerie est fragile et qui se révèle en inadéquation avec leur structure économique) ou les potentielles mesures auxquelles vous faites allusion dans vos déclarations ne viendront améliorer la situation de ces entreprises indépendantes – majoritairement des TPE – qui sont précisément celles qui défendent au quotidien la diversité des pratiques et des esthétiques musicales. Ce n’est pas de quelques mesures ultra-ciblées et souvent dénuées de cohérence d’ensemble dont la filière a besoin, mais d’une vraie vision pertinente du secteur. En cela, le projet de CNM apporte une réponse à la hauteur de cette attente.

Le CNM offre une occasion unique et historique de tirer les enseignements des mutations profondes que connait le secteur de la musique depuis 10 ans, de reposer des règles communes, d’adopter une posture collective et d’inventer des modèles plus équitables qui tirent partie des nouvelles technologies et des logiques de partage plutôt que de les craindre et de les contraindre. En abandonnant le CNM c’est cette ambition à laquelle vous renoncez. Nous pas.

Sans cette création (et l’arrivée rapide de moyens et de dispositifs d’aides adaptées), bon nombre de nos structures, déjà dans des situations délicates, disparaitront au cours des prochains mois, entrainant avec elles une grande partie de la diversité dont peut se targuer aujourd’hui encore notre pays. Les acteurs économiquement plus solides (qui bénéficient déjà du crédit d’impôt que vous vantez tant) pourront peut être traverser la tempête ; sacrifiant au passage tout ce qui économiquement n’a pas d’intérêt rapide et certain… Quant aux autres, ils se souviendront avec tristesse et colère des espoirs déçus d’un gouvernement qui a raté son rendez-vous avec l’Histoire.

Vous déclarez que « nous » n’avons pas les moyens de financer cet établissement. Ce n’est pourtant pas de cela dont il s’agit, et vous le savez : les fonds de votre Ministère ne seront pas mobilisés dans ce projet. Il faut seulement le courage et la volonté politiques de rediriger légitimement vers la musique une partie (25 ou 30 %) des quelques 300 millions € issus de la TST, (taxe déjà existante payée par les fournisseurs d’accès et qui ne bénéficie actuellement qu’à une industrie, le cinéma, déjà bénéficiaire de larges soutiens publics et qui ne traverse pas, bien au contraire, la crise qui étrangle les producteurs de musique et de spectacles).

Depuis plusieurs mois, nous avons rencontré vos équipes, contribué aux réflexions, alimenté le travail sur les dispositifs, élaboré les propositions qui nous semblaient urgentes et alerté sur la nécessité d’agir vite après des années d’apathie. En acceptant de nous recevoir rapidement, vous accorderez, dans les faits, une première attention particulière aux entreprises indépendantes qui ne se limitent pas, loin s’en faut, aux quelques acteurs industriels du secteur.

Dans l’attente de cet échange, nous vous prions de croire, Madame la Ministre de la culture et de la communication, en notre considération la meilleure.

Eric Petrotto, Président de CD1D

Philippe Couderc, Président de la Felin

Pascal Chevereau, Président du SMA


[1] CD1D rassemble 250 labels indépendants, le SMA plus de 200 entreprises de la filière (salles, festivals, labels, centres de formation, radios et fédérations – dont la Fédurok, la FSJ, la Fneijma et la Férarock) et la Felin plus de 12 fédérations… rassemblant collectivement près de 1 000 TPE/PME.

La filière musicale pourra-t-elle changer son avenir ?

Ecrit par jean-renaud le . Communiqués, News

cnm Les participants à la réunion organisée ce 11 juillet rue de Valois avec la Ministre de la culture pourraient bien le croire.
Non pas que des solutions miracles aient émergé de cette discussion dont l’objet était de « sauver le CNM ». Mais l’instant fut historique, tant par le panel des participants que par les propos tenus.

Pour la première fois, nous (SMA, CD1D, Felin) nous sommes retrouvés parmi les patrons de groupes multinationaux et de PME indépendantes, les dirigeants de TPE et d’associations, les présidents de grands institutions et d’organisations fédérales et patronales, les délégués des syndicats de salariés et les représentants de l’Etat, pour échanger tous ensemble et rechercher les solutions pour qu’un Centre National de la Musique, sous une forme qu’il faudra sans doute revoir, puisse voir le jour au plus vite.

La musique indépendante survivra-t-elle au temps politique ?

Ecrit par redaction le . Communiqués, News

Il faut sauver le Centre National de la Musique.

Paru dans Le Monde, le 13 Juin 2012. Lien de l’article

Depuis la composition du nouveau gouvernement, les semaines passent sans que le dossier du Centre national de la musique (CNM) – qui mobilise pourtant le secteur depuis près d’un an – n’ait été officiellement remis sur la table des priorités. Cette dynamique essentielle de refondation de la filière musicale s’apprêtait pourtant à entrer, avant l’été, dans une nouvelle phase avec la proposition des premiers dispositifs, dont une large partie ouverte vers les ”petits indépendants de la musique” que le nouveau président de la République entend précisément défendre.

Lorsque la dynamique du CNM a été engagée en mai 2011, nos organisations, agissant pour des milliers de TPE, associations, micro entreprises ou coopératives du spectacle vivant et des musiques enregistrées, bien que critiques vis-à-vis de la politique culturelle du précédent gouvernement, ont décidé de s’yinvestir afin de présenter et défendre, une somme de valeurs, de visions, de réflexions et de propositions alternatives face aux acteurs concentrés et dominants de la filière.

Loin d’une opposition caricaturale entre majors/PME de la musique et artistes libres issus du jazz ou de la musique classique, l’association de préfiguration du CNM a su, au fil des échanges, ouvrir des débats de fond sur l’aide à la création, la diffusion, l’innovation, la formation ou l’action pédagogique, en adoptant une vision transversale du secteur et en y associant des acteurs très différents issus de toute la filière (maisons de disques, organisateurs de concerts, salles de spectacles, radios associatives, disquaires…). En un an, de nombreuses discussions de qualité ont pu avoir lieu dans les différents groupes de travail, des consensus ont parfois pu en sortir et des propositions concrètes ont été faites quant aux dispositifs à mettre en place pour garantir, de façon à la fois innovante et équitable, l’avenir de la filière, le soutien à la diversité et l’irrigation des territoires lors de ces prochaines années.

Le danger existe désormais que la mécanique de l’alternance politique, la tenue des prochaines législatives, l’idée de rompre avec le gouvernement précédent, le travail actif de certains réseaux d’influences corporatistes… constituent autant d’éléments qui inciteraient l’Etat à reconsidérer ce dossier central pour l’avenir de la création musicale francophone. Malheureusement, nous venons ici témoigner qu’une majorité des acteurs de terrain qui forme le tissu de cette scène indépendante française, vivace et créative, risque de faire très vite les frais d’une autre temporalité politique tant leur situation économique est fragile, leurs moyens limités et les dispositifs existants inadaptés à leurs réalités et au contexte économique. Le projet du CNM entend précisément, par un déploiement à marche forcée, ouvrir dès 2013 ses aides aux structures et aux projets des petits indépendants que nous représentons (artistes, labels, salles et festivals, médiasassociatifs, centres de formation, producteurs) et qui, en 5 ans, ont dû faire face à des difficultés croissantes : fin des emplois aidés, raréfaction des canaux de diffusion et de promotion, concentration croissante des acteurs dominants (dans le disque comme dans la production de spectacle), dévalorisation permanente de la musique, sources de revenus ou subventions en baisse constante.

Les questions de financement sont bien évidemment centrales mais elles ne doivent pas remettre en cause la pertinence et l’urgence du chantier CNM ; elles dépassent en effet largement le seul secteur de la musique et imposent au nouveau gouvernement de mener une réflexion globale et ambitieuse sur la façon dont sont financés les différents secteurs de la culture, la juste part que doiventprendre les fournisseurs de technologies ou d’accès à internet et ainsi pouvoirsortir des approches corporatistes qui dominent jusqu’à présent… au bénéfice d’une politique culturelle 2.0 tournée vers l’intérêt général, le soutien actif à la création et la reconstruction de nouveaux réseaux de diffusion.

Aussi appelons-nous le président de la République, et l’ensemble des équipes gouvernementales impliquées sur ces dossiers, à relancer sans plus attendre le processus de concertation et de travail afin de garantir la poursuite dans les plus brefs délais du ”chantier” du Centre national de la musique, outil collectif d’envergure, adapté à l’ère numérique et qui rassemblerait enfin la filière musicale dans sa diversité de ses composantes, de ses entreprises, métiers et projets artistiques.

Eric Pétrotto, président de CD1D

Philippe Couderc, président de la Felin

Pascal Chevereau, président du SMA

Dominique Marie, président de la Ferarock

Le CNM, une occasion unique de repenser la filière musicale

Ecrit par redaction le . Communiqués

Rapport «création musicale et diversité à l’ère numérique», préparatoire au Centre national de la musique

Alors que le rapport, commandé au printemps 2011 par Frédéric Mitterrand, a été rendu public vendredi 30 septembre, les quelques 450 labels indépendants, artisans de la musique, structurés au travers de nos fédérations, souhaitaient réagir aux réflexions et aux propositions formulées dans ce document. Si plusieurs points restent évidemment à discuter, nos structures apportent clairement leur soutien à la dynamique de création d’un Centre national de la musique (CNM) car il envisage, pour la première fois, un dispositif ambitieux susceptible de répondre aux mutations que connaît l’ensemble de nos métiers depuis 10 ans. Ainsi, un certain nombre de points nous semble particulièrement pertinents : - La nécessité d’agir vite et de mobiliser des moyens importants La situation est critique pour beaucoup de nos membres : il faut donc agir vite. Le rapport propose de s’appuyer sur des dispositifs existants sans créer de taxe nouvelle (ni pour les FAI ni pour les internautes), et pouvoir, au-delà des débats et du temps politique de l’élection présidentielle, rendre le dispositif opérationnel en moins d’un an. - Adopter une approche nouvelle et globale de la filière L’organisation actuelle de la filière ne permet pas, on le voit, de résoudre la crise que traverse la musique enregistrée. Il faut donc que les choses bougent de façon significative ; la remise à plat de l’ensemble de la filière autour d’un établissement commun nous semble constituer une opportunité unique de repenser de façon plus ouverte, plus moderne et plus collective la place de chacun dans un secteur qui ne se définit pas seulement par des critères économiques ou technologiques. - La reconnaissance du rôle essentiel des TPE et des associations dans la création musicale et la diversité Pour la première fois, les centaines de structures qui forment le maillage historique et fondateur de la diversité musicale, du respect des artistes et des publics autour d’une passion partagée, sont prises en compte dans le fonctionnement et la répartition des aides. Même si les répartitions entre aides automatiques (réservées aux grandes entreprises du disque) et aides sélectives (réservées aux labels indépendants) nous semblent déséquilibrées (65/35 serait plus juste) et par trop centrées sur la seule valeur économique des structures, leur travail d’intérêt général et l’indispensable rôle que nos labels ont dans la création, vont enfin pouvoir être reconnus et soutenus par la collectivité. - Le disque physique existe toujours ! Trop souvent négligé ou enterré (par des industriels du numérique soucieux d’accélérer leur développement), le disque physique constitue toujours l’essentiel des ventes de musique en France (et tout le monde s’accorde désormais pour dire qu’il ne disparaîtra pas). En proposant de soutenir les réseaux de diffusion, les lieux de prescription ou les disquaires indépendants, le CNM envisage d’investir un terrain essentiel du paysage musical. Certains sujets sont malheureusement trop rapidement évoqués ou insuffisamment développés et constituent pourtant des enjeux majeurs pour la filière dont le CNM devra s’emparer : - comment restaurer la valeur de la musique ? - quelles dynamiques pédagogiques met-on en place pour retisser l‘indispensable lien distendu depuis 10 ans avec les publics ? - comment les modes alternatifs de droits d’auteurs et de licences libres (Creative Commons), les logiques de contributions créatives ou de gestion collective viennent-ils enrichir les débats ? - quelle place les publics peuvent-ils prendre dans ces nouveaux espaces ? Ce rapport n’est qu’une étape. Il impose néanmoins que le Président de la République et le Gouvernement se positionnent de façon forte et rapide sur cette opportunité d’adapter toute une filière à de nouveaux usages,de nouveaux acteurs et de nouvelles cultures. Les fédérations nationales et régionales de labels indépendants entendent bien prendre leur part dans la création de cet outil nécessaire et indispensable. SIGNATAIRES LES ALLUMÉS DU JAZZ Fédération nationale de labels indépendants de jazz et musiques improvisées APEM-LR Association des producteurs et éditeurs de musique en Languedoc Roussillon CD1D Fédération nationale de labels indépendants FEPPAL Fédération des éditeurs et producteurs phonographiques indépendants des Pays de Loire FEPPIA Fédération des éditeurs et producteurs phonographiques indépendants d’Aquitaine FEPPRA Fédération des éditeurs et producteurs phonographiques indépendants de Rhône-Alpes FLIM Fédération des labels indépendants de Midi-Pyrénées FLIPPE Fédération des labels indépendants et producteurs phonographiques de l’Est LA MINE Music Industry North Europe - Nord Pas de Calais PIAF Producteurs indépendants et autoproduits Francilien PHONOPACA Groupement des acteurs de l’industrie musicale en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Disquaire Day : un nouveau jour pour la musique

Ecrit par redaction le . Communiqués

La FÉLIN se félicite du Disquaire Day du 16 avril à l’initiative du Calif. Lors de cette journée uniquement, des vinyles inédits seront disponibles seulement chez les disquaires indépendants. Outre le soutien et la sensibilisation du grand public à ces acteurs essentiels de la musique enregistrée, c’est aussi la première manifestation depuis bien longtemps qui réunit majors et labels indépendants. Ce temps fort s’apparente à une fête positive pour la musique enregistrée. Tout particulièrement pour les supports physiques, lesquels représentent encore 80% du marché même si cela est trop souvent oublié voire occulté. Quand on constate le succès rencontré par cette opération outre-atlantique où le concept est né, le monde musical français peut espérer lui aussi construire un rendez-vous annuel incontournable. C’est par de telles actions communes à l’ensemble de la filière que la musique sera revalorisée.

Mission « création et internet » Zelnik : quel rapport ?

Ecrit par redaction le . Communiqués

Si quelques préconisations demeurent intéressantes (TVA à 5,5% pour la musique, refus de la licence globale), la FÉLIN (Fédération Nationale des Labels Indépendants) juge le rapport de la mission “création et internet” remis par le président-directeur général de Naïve, président d’Impala Patrick Zelnik peu convaincant et manquant cruellement d’ambitions. Si l’accès pour les plates-formes à tous les catalogues, à égale condition est une bonne chose, la Carte Musique ressemble plus à une compensation pour les producteurs les plus importants en vue de l’abandon de leur position dominante. Nos labels, découvreurs de talents, véritables piliers de la diversité musicale n’en profiteront pas. C’est de plus mettre encore plus sous perfusion, aux frais du contribuable, les producteurs. L’élargissement du crédit d’Impôt sera en outre peu efficient car  la majorité de nos labels n’en bénéficient pas en raison du non respect des critères de la langue française. Aucune mesure ne va à l’encontre de la dévalorisation de la musique à laquelle participent notamment les sites de streaming. Il est de même paradoxal d’insister pour que l’industrie du livre garde la maîtrise de son prix de vente quand l’industrie du disque l’a abandonnée. Aucune mesure n’a été prise pour rétablir un lien  de confiance entre les producteurs, les artistes et le public. La FÉLIN demande une ouverture des débats plus large et consistante sur le sujet du disque physique, abandonné par tous alors qu’il représente encore 80% du marché ; c’est un non-sens économique et stratégique. En conclusion, le rapport Zelnik compile des mesurettes avec effet d’annonces,comme le prouve également la taxe Google difficilement applicable, la Mission Zelnik est un bel acte manqué. La FÉLIN appelle à une véritable concertation de l’ensemble des producteurs, autour de tous les sujets, sans exclusive. Il en va de la diversité musicale représentée par des centaines de producteurs passionnés, produisant des milliers de jeunes talents chaque année.

Hadopi : la création sacrifiée

Ecrit par redaction le . Communiqués

Hadopi: la création sacrifiée, article publié en mai 2009 dans Libération et Télérama, signé Philippe Couderc, Président de la Fédération des producteurs et éditeurs indépendants d’Aquitaine, Feppia et Éric Petrotto Président de la Fédération nationale de labels indépendants, CD1D. Un texte fondateur pour la FÉLIN. “HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE” Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés. Alors que la Loi « Création et Internet » revient très prochainement au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque. Les Producteurs Indépendants de musique (communément aussi appelé Labels Indépendants) sont aujourd’hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (sarl, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l’Artisanat, ils sont aujourd’hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de la création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième œuvres d’artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone… n’auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd’hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l’asphyxie. Les labels indépendants sont partagés quant à cette Loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de producteurs, en même temps qu’elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles. Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n’ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd’hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n’écoutant que les poids lourds de l’industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n’en est rien, mais encore aujourd’hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu’il n’en sera jamais ainsi. La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique. Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d’être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l’ensemble d’un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer. Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.   – Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d’écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d’années vilipendé les internautes pour  adouber une société commerciale qui aujourd’hui encore propose du contenu piraté. –  Deezer n’est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d’écouter ce que vous voulez, quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C’est une discothèque à distance écoutable depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type Iphone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins. –  La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros. Mais surtout Deezer avalise auprès du public l’idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c’est peut-être cela le plus grave car rien ne le justifie. Si l’internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ? Enfin, on propage l’idée que Deezer favorise la découverte par l’internaute de nouveaux artistes. Il n’en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d’autres moyens de déocuvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace. Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d’une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t’il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas. A cela, nous devons remarquer qu’à aucun moment il n’est fait état de la responsabilité lourde que portent les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c’est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l’internet commercial. Ces fournisseurs d’accès n’ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d’une décision politique. Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions. assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité, créer une redevance prélevée sur le chiffre d’affaires des FAI destinée à la création, éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis, interpeller la sacem sur la nécessité d’adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques, favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent comme des majors ou des indépendants), réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d’autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts… lutter contre l’atrophie actuelle de l’offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive, intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prise de décisions concernant la filière musique. Il n’existe pas une solution miracle mais un ensemble d’actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu’aux artistes et producteurs de redonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s’y mettre, en laissant de côté ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n’y aura dans quelques années que les  majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d’une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ? De part l’urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s’organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd’hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d’un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prêt à payer pour écouter de la musique. Philippe Couderc –  Président de la Feppia, fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d’Aquitaine (30 labels adhérents) Eric Petrotto –  Président de CD1D, fédération professionnelle de labels indépendants (100 labels adhérents) Les premiers labels signataires : 6AM / ABS BELLISSIMA / ADONE / AFROKALIPTYK / AILISSAM / AIMEZ-VOUSBRAHMS? / ALBA CARMA / AMANITA RECORDS / AMOR FATI / ARIANE PRODUCTIONS / ARTS ET SPECTACLES / AURASKY MUSIC / AZA ID / BABOEUP PRODUCTIONS / BANZAI LAB / BEE RDS / BLACKHORSES-STUDIO / BRENNUS MUSIC / CALME MUSIC / CALMERE CORDS / CINQ PLANETES / CH+ / CHANCY PUBLISHING / CHIEF INSPECTOR / CLAC! RECORDS  / CLAPPING MUSIC / CLOUD / COBALT / CODA MUSIQUE / COLLECTIFCA-I  / COLLECTIF-EFFERVESCENCE / COMPOSIT MUSIC / CRASH DISQUES / CRISTAL MUSIQUE / CROCODILE PRODUCTIONS / CRYPTOHYTE / DA FROG RECORDS / DAQUI / DA SKUD REKORDZ / DERAPAGE PRODUCTIONS / DESSOUS DE SCENE PRODUCTIONS / DIAMOND TRAXX / DURANCE / EMOUVANCE / ENFANCE ET MUSIQUE  / ERRATOM RECORDS. / ETONNANTS MESSIEURS DURAND / EXPRESSILLON / FACTO RDS / FACTOTUM RECORDS / FARGO  / FM MANAGEMENT / FREED MUSIC RECORDS / FREMEAUX & ASSOCIES / GRAND CHAHUT COLLECTIF / GROUPE CRISTAL / GRRR / GUIZPRO / HANDS AND ARMS / HORSNORMES! / HYDROPHONICS-WARM-UP / ICI D’AILLEURS / IDWET / IMAGO / INNACOR / IN SITU / IOT / IRFAN [LELABEL] / I-SHAMAN RECORDS / JARRING EFFECTS / JAZZ BOND ASSOCIATION / JEAN-PAUL HERVE / JERKOV MUSIQUES / J’IN PROD / KEIM ZO FED PRODUCTION / IDEM / KIOSK ECLECTIC RECORDS / KIUI PROD / LA BALEINE / LABELLE EX / LA CABINE / LA CHAUDIERE PRODUCTION / LA PLAGE SONORE / L’ASSOS’PIKANTE / LAST EXIT RECORDS / LA VOIX OFF / LE CHANT DU MONDE / LEO PRODUCTION / LE PETIT LABEL / LES Z’IMBERT & MOREAU / LOGISTIC RECORDS / TELEGRAPH / LUNATIKMUSIC / MANIVETTE RECORDS / MARABI  / MARTINGALE / MARV / MEDIATONE / MILLE MILLIARDS / MUSIC PLUS / MUSIVI / NACOPAJAZ / NEOMME / NEURONEXION / NOIR DESIR MUSIQUE / NOVA EXPRESS RECORDS / OCEANIK CREATIONS / ODETTE PRODUCTIONS / OPPOSITE PROD / OPTICAL SOUND / OUTRO BRASIL / PATCHWORK / PLATINUMRDS / POLEMIX / POSTILLONS ET CRACHOUILLIS / PRESTARTS / PRIKOSNOVENIE / PRODUCTIONS IMPOSSIBLE RECORDS / RIGOLBOCH RICORDZ / ROGUEART / ROCK’S MY ASS RECORDS / SAMARKAND / SEASON OF MIST – SOUNDWORKS / SENS INVERSE / SEVENTEEN RECORDS / SKRYPTOM RECORDS / SLACKNESS RECORDS / SENS UNIQUE / SONORE / SORRY BUT HOME RECORDING RECORDS / SOYOUZ / SPACE TIME RECORDS / STUDIOS SALAM / SUISSA MUSIC  / SYNCOPE / TALITRES  / TER A TERRE / TERRA INCOGNITA / TIME WARP / TROIS HEURES MOINS LE QUART / TROISQUATRE! / ULTRABOLIC / ULTRACK / UNDERCLASS / UNDERDOG RECORDS / VAÏ LA BOT / VIBRATION CLANDESTINE / VICIOUS CIRCLE / VINILKOSMO ESPERANTO-MUZIK-PROD / VINTAGE RECORDING / VOLVOX MUSIC  / WATSÜ SOUND / YESMUSIC-YESHIGHTECH / YOUTH WAY RECORDS / YY et les Artistes et Citoyens, Alabrune / Amandine Rouzeau / Anne JAMRO-LE BRIZAUT / Arash Kian / Arnaud Arduini / Bastien Chanot / Burning Heads / Christophe Lamoulie / Christophe Prévost / Fabrice Presse / François Bonnefon / Frédéric Boullé / Gabriel Bareux / Guy Garcia-Le Sans Réserve / Isabelle Duthil / Jacques Gens / Jean Louis Massardier / Jean-Baptiste Cochet / Jean-Philippe Viret / jerome Planchenault / Jofo / Jr Chauvin / Katia Renou / Laurence Le Moigne / Laurent Coq / laurent GARCIA / Linden Castel / Lucie Braud / Luis Francesco Arena  / Marie-Hélène BEZOMBES / Mathieu Artaud / Michel Beurret / Olivier Delevingne / Philippe Decoret / Philippe Le Bechennec / Pierre Montauzé / Sylvain Fournier / Walther Pépéka / les Professionnels de la Musique, APEM-LR / Back to basic / IREM / LE FIL-Association LIMACE / lecoqmusic / Les Suds à Arles / OTOTOÏ MUSIC / Pbox et Le Mistral Palace / Radio G  / Stéphane Jonathan / Emmanuel Cunchinabe / Studio Ka / w-h-y ? …
Ainsi que les réseaux ZONE FRANCHE, LES ALLUMES DU JAZZ  et  le RAMA et les fédérations, FEPPIA, CD1D, PHONOPACA et FEPPRA. Pour vous associer à ce texte, écrivez à : contact@feppia.org / 06 16 98 85 07